OUI aux retenues collinaires qui ont sauvé le Gers de la misère

Publié le par Douce de Franclieu

Si je réfute les thèses du GIEC, organisme plus politique que scientifique,  et donc de Météo France Auch , que préparer pour l'Agriculture dans un contexte actuel local de pénurie d'eau ?

Je vous cite une note que l'AGPM me permet de publier.

la gestion de la ressource en eau est un enjeu majeur. La France a la chance de posséder un climat tempéré avec une forte influence océanique qui lui permet de disposer d’une ressource exploitable importante à condition de stocker les volumes nécessaires pour répondre aux besoins humains, agricoles et industriels. L’agriculture française utilise pour irriguer 3 % des pluies efficaces (part de la pluviométrie mobilisable pour répondre aux besoins) qui tombent sur la France. Une gestion durable de cette ressource doit certes passer par une gestion toujours plus efficace (optimiser les apports pour les cultures …) mais également par la création de stockage.  

La profession agricole s’est investie depuis de nombreuses années  dans la défense d’une gestion raisonnée de l’eau. Elle a suivi de près les discussions lors de l’élaboration de la loi sur l’eau et des milieux aquatiques  de 2006 et maintenant dans son application sur le terrain. Elle se retrouve confrontée à de nombreuses difficultés dans sa mise en œuvre sur :

-          La gestion collective et la mise en route des organismes uniques de gestion collective

La profession a été amenée à travailler  des propositions d’amélioration de la réglementation qu’elle a portées auprès de l’Etat  afin de permettre le déploiement des organismes uniques et l’obtention des autorisations uniques pour irriguer. Mais l’un des préalables posés par la profession agricole est d’obtenir un volume prélevable déterminé sur des bases scientifiques et techniques partagées par tous et qui soit suffisant pour être réparti entre tous les irrigants.

-          Les redevances dont le plafond a été rehaussé lors des discussions  de la loi de finances 2012

Les discussions ont actuellement lieu dans les agences de l’eau pour arrêter les taux définitifs dans la limite des plafonds définis par la loi*. La profession reste vigilante sur ce dossier pour éviter une trop forte augmentation de cette redevance qui viendrait impacter un peu plus la compétitivité des filières.

*Evolution des taux plafonds :

2 centimes d’€/m3 (actuellement) à 3,6 centimes d’€/m3 (à partir de 2013)

3 centimes d’€/m3 (actuellement) à 7,2 centimes d’€/m3 (à partir de 2013) (en zone classée en déficit quantitatif, cas du Gers)

Stockage de l’eau : beaucoup d’annonces, désormais place aux actes…

Depuis les annonces du Président puis des deux ministres, il y a eu peu d’avancées sur le dossier. Des textes sont actuellement en finalisation afin de limiter les recours juridiques des installations mises en service. D’autres discussions sont actuellement en cours afin de simplifier la création de retenues de substitution. Un travail vient d’être finalisé dans le bassin Adour-Garonne par le Conseil Général de l’Alimentation, de l’Agriculture et des Espaces Ruraux (CGAAER) et le Conseil Général du Développement Durable (CGDD). Les inspecteurs ont été chargés d’aller sur le terrain à la rencontre des différents acteurs (administration, profession agricole…) afin d’identifier des projets de retenues qui soient acceptables d’un point de vue environnemental et économique. Au-delà de ce travail minutieux, le rapport met en avant tout un tas de freins qui peuvent bloquer l’émergence des projets comme les financements, les études d’impacts à réaliser, problème de maîtrise d’ouvragesLes premiers travaux initiés par le CGAAER – CGDD sont intéressants car ils évaluent à 60 millions de m3 les projets dans le bassin Adour-Garonne. Des chiffres plus précis sont attendus dans les mois à venir avec la finalisation de la mission dans les autres bassins. IRRIGANTS de France, association qui regroupe les groupements locaux d’irrigants, estime à 150 millions de m3  les projets bloqués et à 300 millions de m3 les besoins en termes de stockage. 

Publié dans Gers

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